Devant l'évolution (ou régression devrait-on dire à mon sens) de ce qui est devenu une industrie assez sage, conformée à des codes tels les films hollywoodiens (des visuels qui éblouissent, des titres phares, des suites et des clones, peu d'innovation, peu de prises de risques), j'étais resté comme figé dans le temps.

Un soupçon de rétro qui ravive les papilles
  • Une Game Boy Advance qui m'avait été prêtée quelques jours commença à me faire réfléchir quand à cette machine et surtout à ses jeux (plusieurs adaptations de jeux Super NES et autres oldies plutôt rafraîchissantes malgré leur grand âge).

  • Plus tard, la sortie de la SP (pour Special Project si j'ai bonne mémoire) ouvrait enfin la voie des consoles portables actuelles, pouvant ainsi se recharger via chargeur tel les téléphones mobiles (et donc ne plus se ruiner en piles et éviter un surcoût récurrent), possédant un éclairage enfin décent pour jouer en extérieur bien qu'encore un peu léger, et une conception pliable qui évite de trimballer une housse pour protéger la console, laquelle agit en fait comme la coquille protégeant la perle.

  • Plutôt de son époque donc, avec tous les avantages que cela lui confère, la GBA SP se retrouva donc entre mes mains (ainsi que sa facture cette fois), avec quelques jeux en tant que dignes représentants du Gameplay cité plus haut, mais plus que ça, d'un certain plaisir ludique brut devenu alors rare.
Héritière d'une certaine époque, mais aussi victime des modes actuelles du jeu vidéo, une sélection drastique est donc inévitable pour éviter moultes bouses et choisir des vrais bons jeux avec du plaisir fondant entre deux morceaux de rythme et d'humilité.

Regard en arrière
  • L'histoire nous à tristement montré que la qualité et le plaisir ne survivent pas toujours dans l'industrie vidéoludique, trône par exemple dans mon armoire sacrée une Lynx II, symbole de puissance technologique, confort ergonomique exceptionnel, cartes de jeux minuscules déjà, et pourtant tombée trop vite dans les méandres de l'oubli sans connaître la place qui lui revenait (dans vos mains quoi). D'autres acteurs encore disparaissent nous laissant pourtant un passif riche comme pas possible au niveau plaisir de jeu, pour exemple la gamme des consoles NEC PC Engine (c'est ma seule console de salon, c'est vous dire comme elle tiens encore le challenge!), hélas très mal distribuées en France à l'époque.

  • Le côté "ordinateur" du jeu vidéo ne se portait pas lui non plus dans un meilleur état. En effet, rien de bien neuf depuis les premiers jeux de stratégie en temps réel à succès (Command & Conquer et ses suites, Warcraft et encore ses suites, et beaucoup de plagiats depuis) et leur complément appelés jeux de tir à la première personne (rien de très vif depuis Doom, hormis le côté multijoueur qui s'est développé un temps en parallèle avec les jeux de stratégie et qui fût, un temps aussi, vecteur de joie et d'émotion). On avait donc également perdu sur ordinateurs pas mal des genres de jeux qui firent pourtant les belles heures de ces supports, je pense notamment aux jeux d'aventures (pointe et clique) qui se firent excessivement rares.

  • On a eut droit également à un resserrement du marché liant plus ou moins les deux publics (celui possédant un ordinateur et celui possédant une console) à travers des transpositions de jeux d'une plateforme à l'autre, donnant des jeux de moindre qualité et spécificité pour, on le devine, un portage plus aisé.
Le Palais des goûts et des couleurs étant devenu une cité de béton, qu'allait devenir les (a n'en pas douter) millions de mes homologues en manque depuis tant d'années ?!

Une évolution dans la conception

Vous aviez peut être deviné, en lisant le titre de ce billet, que la donne a dernièrement commencé à changer. Ou tout simplement vous êtes au courant des évènements illustrant la direction prise par la société pour qui grandir est synonyme de repas à base de champignons. Quoi qu'il en soit, arrivé jusqu'a ces lignes, vous êtes désormais certains que quelquechose se passe!

Et plutôt de manière inhabituelle. Jusqu'a des temps immémoriaux que seul les plus anciens d'entre nous ont connu (ou pas, hein, la culture n'a pas le même visage pour tout le monde), l'être humain jouait avec un joystick (appelé manette de jeu) ou un joypad (aussi appelé manette de jeu, c'est beau le français vous trouvez pas?) quand il ne se contentait pas du clavier de son ordinateur (si c'en était un).

Bref l'innovation ne viens plus seulement du jeu pondu par des esprit inventifs, mais est initié directement par le constructeur de la machine, qui décide de sortir un beau jour une étrange console portable pourtant bien loin de faire l'unanimité à sa sortie!

La DS des consoles portables ?
  • DS ? La première surprise devant le nom est déjà l'abandon du préfixe habituel "Game Boy". Si l'on fait un rapide retour en arrière, nous avons vu passer la Game Boy, Game Boy Pocket, Game Boy Color, Game Boy Advance, Game Boy Advance SP et finalement la Game Boy Micro. L'avantage de la série étant une compatibilité avec les anciennes versions (sauf pour la Micro) permettant de jouer sur une seule console à une ludothèque plus grande ce que l'esprit humain pourrait permettre de visualiser! Malgré sa non-appartenance à la famille Game Boy, la DS conserve une compatibilité partielle qui couvre toute la ludothèque Game Boy Advance (à l'image de la Game Boy Micro) via une slot supplémentaire spécialement dédié.

  • DS pour Dual Screen donc, une console à deux écrans, qui a fait un peu l'effet d'une blague lors des premières images et rumeurs. Il faut bien avouer que le look de la première version avait de quoi faire paniquer! Imaginez les vieux jeux électroniques Game & Watch de chez Nintendo, et bien voilà vous y êtes... Une console plutôt déconcertante visuellement (qui lui valut plus tard l'affectueux surnom de Panzer :-D ), et pas moins techniquement, avec l'écran du bas tactile (un stylet étant fourni avec la console) et un micro intégré. Le reste étant moins surprenant (connectivité WiFi, compatibilité avec les jeux GBA, etc).
Pourfendeur d'écran tactile

Petit à petit, les éditeurs commençent eux aussi (en plus de Nintendo) a sortir des jeux utilisant les capacités spéciales de la console (sommairement parfois), à savoir le fameux écran tactile, un des deux écrans ne servant hélas que trop souvent à dégager le HUD (Head Up Display, l'affichage tête haute en français, superbe :.( ) en déplaçant les informations affichés normalement en bordure d'écran vers l'écran supplémentaire (c'est cependant appréciable sur une console portable de désaturer l'écran de jeu principal, trop souvent encombré et donc peu lisible).
  • On se trouve donc d'un côté avec les classiques adaptations, transpositions multisupport et assimilés de grosses licenses qui ne tirent pas forcément parti des capacités spéciales de la console, ainsi que des jeux ne s'y prêtant tout simplement pas de par leur nature.

  • De l'autre côté se tiennent désormais une catégorie toute particulière de jeux tirant parti justement du côté tactile, pas mal de jeux Nintendo notamment, avec du dressage de chiot (Nintendogs), du golf, des mini-jeux (Warioware Inc., Project Rub), de la plateforme styletisée :$ (c'est Kirby et Yoshi qui s'y collent), et quelques incursions dans un genre jusqu'ici constaté comme inadaptable sur console, et encore plus sur portable, le FPS (First Person Shooter, Jeu de tir à la première personne en français, tiens on a une traduction correcte :-D )! Des classiques d'arcades sont également adaptés pour l'utilisation de l'écran tactile, je pense notamment à Rainbow Island, Pac-Pix.

Une nouvelle façon de jouer venait de naître.

Panzer VS Lite, la relève

Le modèle initial de la DS n'étant pas très pratique, ni compact, ni très ergonomique, et surtout très moche, la concurrente PSP fashion top style pouvait encore se faire reluire la coque en cachette à une époque où la beauté visuelle prends une place de plus en plus conséquente dans nos achats technologiques.

C'était sans compter sur la sortie récente d'un nouveau modèle entièrement repensé, et nommé pour la peine DS Lite. La comparaison est sans appel, le nouveau modèle explose le précédent sur tous les points évoqués! Plus compacte, elle se referme désormais sans laisser d'interstice, rien ne peux plus venir se coincer autour des charnières ou entre les parties supérieures et inférieures, la taille et le poids ont également diminués, les boutons et la croix directionnelle ont changés, les boutons Start et Select sont aussi mieux placés à mon goût (accessibles sans gêner l'appui de la main sur la console quand on se sert du stylet), le stylet est également plus long, les deux écrans bénéficient d'un éclairage arrière beaucoup plus puissant et réglable sur 4 niveaux.

Pour ne rien gâcher, la coque est d'une beauté contemporaine dont on ne croyait plus Nintendo capable depuis la Game Boy Advance SP. Le seul défaut qu'on pourrait lui trouver est que les cartouches GBA dépassent désormais du slot là ou l'ancien modèle (certes plus grand) ne posait pas ce problème.

Moins de beauté et plus de Gameplay ?!

Effectivement on peux se demander si la stratégie de Nintendo est un bon choix, une console moins puissante que la concurrence, mais bien moins chère, et avec des capacités innovantes. Et bien pas si étrange comme stratégie, la Game Boy originelle en niveaux de gris (et pas en noir & blanc même si c'est plus parlant) a terrassé la concurrence de l'époque qui était pourtant techniquement supérieure et financièrement moins abordable (Lynx, Gamegear)!

Alors ? L'histoire se répètera-t-elle ? Je pourrais tabler que oui, d'autant que l'innovation au niveau de l'interaction (stylet, écran tactile et micro donc) apporte un réel potentiel d'amusement supplémentaire et ouvre la voie à ce que les spécialistes ont déjà appellé le public non-joueurs. Effectivement, entre les simulateurs divers (dressage donc avec Nintendogs, quotidien bon enfant avec Animal Crossing, chirurgien avec Trauma Center), mais aussi des jeux qui n'en sont plus vraiment (la série des Brain Training qui débarque bientôt pour nous faire remuer les méninges, des jeux musicaux, de différences, etc), Nintendo prends le pari d'attirer un public autre que l'habituel gamer qui déjà tout petit confondait sa têtine avec le pad analogique de sa Playstation.

La technique est donc prise à défaut, et la beauté graphique des programmes s'en ressent par rapport à la concurrence, mais est-ce pour autant un mauvais point ? Si vous avez lu ce billet du début, vous savez déjà que ça n'en est pas un pour moi ;-) . Cette orientation nouvelle permet donc à Nintendo de ne pas concurrencer trop directement le public de la PSP de chez Sony, une histoire de goûts finalement. Loin de s'arrêter là, cette façon d'envisager le jeu vidéo prends tout son sens quand on lorgne vers la prochaine console de salon de la firme au plombier gay (comment ça il est pas gay? vous avez des preuves ? bon ok Ben, il est pas gay :-P ).

The Wii of gaming

Là évidence se fait sur la way of gaming of ze future (vous me dites si j'en fait trop)! Vous qui avez toujours rêvé de frapper votre compagnon de jeu avec votre Game Boy originelle (une bonne arme contondante) et n'avez pu le faire; vous qui, pendant les LAN, vous leviez pour aller latter littérallement le responsable du headshot qui pique à grands coups de clavier sans fil (une invention qu'elle est bonne) jusqu'a en faire éjecter les piles, Nintendo pense à vous :-D . Fini les tapotages de croix directionnelle inconditionnels, fini les crampes à force de se figer en position popo pour jouer devant sa console. Maintenant vous allez bouger votre derche tout anesthésié par des années de siège (mouhaha celui là je l'adore) et rendre les beignes aux méchants à grand coups de manette dans les dents. O:-)


"Ceci est ... une baguette magique!"


Tout est dans le manche mon ptit

La "manette" donc, qui n'en a plus que le nom tellement elle ne ressemble en rien à celles que l'on a l'habitude de voir, car quasiment toute l'innovation de la Wii (la future console de salon de Nintendo, longtemps appelée Révolution) se trouve entre vos mains, hé oui! Détecteur de mouvement dans l'espace et pointeur écran, haut-parleur intégré, la manette principale ressemble d'avantage à une télécommande ergonomique qu'à une manette de jeu. Un pad analogique additionnel avec gyroscope viens se greffer via un câble à l'extrémité de la manette, vous mettant du même coups en position d'artiste martial spécialisé dans la pratique du Nunchaku. 8-) Plutôt qu'un long discours sur cette machine qui n'est pas encore disponible à la vente, je vous laisse savourer l'indispensable bande annonce et apprécier quelques clichés de la fameuse manette, afin qu'a votre tour, vous mesuriez les implications futures sur le public du paysage vidéoludique de ce qui s'avère en passe de devenir une ... révolution.


Le premier trailer, qui donne déjà bien envie


Main droite : vous bougez dans tous les sens et pouvez pointer l'écran, main gauche : un gyroscope gère l'inclinaison


À plusieurs, c'est meilleur...


Un peu d'anatomie...


Une manette classique sera dispo, principalement pour la console virtuelle (qui émulera les vieux jeux Nintendo, Sega, et les jeux PC Engine d'Hudson soft, cachez donc cette bave que je ne saurais voir ;-) )